mardi 16 octobre 2012

1962 - 2012 JAMAICA STILL PLAYS

PLAY ON MISTER MUSIC  !
50 ans d'indépendance en Jamaïque, ça se fête ? Si cette question reste à débattre avec un schéma économique toujours très dépendant au sein d'un pays qui s'est tourné vers les Etats-Unis dès lors qu'il a déserté le joug anglais, la spécificité de l'île depuis un demi-siècle n'est pas tant politique. On commémorera donc cet anniversaire un peu partout dans le monde, gràce à cinquante ans de rythmes musicaux intrinsèques, qui en ont fait sa popularité : Un exploit digne de records sportifs auxquels la Jamaïque s'est d'ailleurs habituée, cette île des Caraïbes aux trois millions d'habitants a peu à peu engrangé tant de hits et soutenu l'inspiration de tant d'artistes de courants musicaux actuels que son impact est aujourd'hui démesuré. Chris Salewicz ose dire que "le Rap n'est qu'une des façons dont la musique JA a culturellement colonisé le monde" ! Je me contenterai de citer ci dessous quelques dates importantes, marquant d'une pierre verte-jaune-rouge les principaux évènements de ce demi siècle d'inventivité, de créativité, et de luttes.
Playlist : 1°) JIMMY CLIFF : OH JAMAICA
2°) Derrick Morgan : Forward March
BIBBY & THE ASTONAUTS : SWEET DREAMS

Déjà le 10 Avril 1962 le Gouvernement passait dans les mains du JLP, avec Bustamante comme premier Ministre, et Seaga comme ministre. A Minuit dans la nuit du 05 au Six Aout, la Jamaïque est devenue une nation libre et indépendante, 35 000 personnes ont accouru au National Stadium, spécialement construit à cet effet… Elle fut admise aux Nations Unies le 19 septembre, et Sangster élu député le 11 Mars 1963… Juste après la tempète Flora qui a envoyé sur l’île les plus grosses précépitations du siècle (en Novembre) on a découvert la première miss monde jamaïcaine, Carol Joan Crawford !
Pendant ce temps-là on danse sur le Ska, celui des Wailers et de Jimmy Cliff, de Derrick Morgan et Prince Buster, et des premières productions Studio One , label créé par Coxsone Dodd sur le 13 Brentford Road.Sans sans oublier en 1964 le premier hit international, My Boy Lollipop de Millie Small. La jamaïque s’exporte aux Etat-Unis, pour la foire internationale, mais sans leur groupe phare, les Skatalites…

3°) PRINCE BUSTER FREEDOM STREET
THE FREEDOM SINGERS : FREEDOM STREET

On célèbre déjà avec Nostalgie les dernières pages de l’histoire jamaïcaine, avec la remise du corps de Marcus Garvey le 15 novembre 1964, ou le centenaire de la révolte de Morant Bay le 11 Octobre 1965, et on prépare la venue de Martin Luther King le 20 Juin 1965, et celle de Hailé sélassié le 21 Avril 1966 ou celle du President de Zambie.

Mais déjà la colère gronde avec son lot de vengeance et de sang, la violence s’installe avec le doute, un couvre feu est déclaré tout le mois d’Octobre 1966. Aux élections de 1967, c’est Sangster qui prend la suite de Bustamante, atteint de la cataracte, mais pour moins de 50 jours, car il meurt subitement. Shearer prendra sa place. On reconduit à la frontière Walter Rodney, un étudiant militant de la cause noire, La joie puis les doutes de l’indépendance laissent des traces économiques profondes, on reconstruit Downtown Kingston pour cacher les plaies, on dévalue, on crée de nouvelles banques, et une monnaie qui abandonne la livre au profit du dollar. « Pound get a blow »…

4°) THE WAILERS - POUIND GET A BLOW
FREEDOM SINGERS - DO THE REGGAY
HOPETON LEWIS – BOOM SHAKA LACK

Dès 1968, de nombreux artistes étrangers vont s’intéresser à la Jamaïque et à sa musique, comme Paul Simon qui enregistre Mother & Child réunion… Johnny Nash lui nous chante Hold me tight & Bob Chances Are (l’album ne sortira pas avant 1982) avec Danny Sims son producteur, mort cette semaine...
C’est l’année d’après en 1969 que s’effectue le premier tournant de la musique jamaïcaine, car après toutes ses premières mutations, du Ska (Don Drummond meurt en Mai) au Reggay (avec Y, le titre de Toots) en passant par le Rock Steady, Bluebeat, ou skinhead Reggae -(Israelites de Desmond Dekker est N°1 des charts pop anglais), cette année là on remarque les albums Studio One de Dennis Brown , et de Burning Spear, la rencontre de Bob avec Lee Perry, l’avènement du style DJ avec U-Roy, et le début du Dub avec la mésaventure accidentelle de Ruddy Redwood, qui coupa malencontreusement la piste vocale d’un morceau !
Politiquement le cousin de Bustamante et leader de l’opposition, meurt et envoie son fils à la tête de son parti d’opposition, le PNP… Wolfs in sheep clothing !
Il mit deux ans pour incarner le personnage Josuah, l’homme qui allait conduire le peuple jamaïcain à la terre promise, dix ans après l’indépendance...
5°) PLUTO – DAT
TOMMY COWAN DUB SESSION
BAG O WIRE - ROCKFORT

1973, c’est l’avènement du Reggae, les premiers albums de Dub (proto-dub), et la sortie de Catch a Fire sur Island, après la sortie remarquée de the Harder they come… mais aussi l’ouverture du Studio channel One et celui de Scratch Black Ark.
1974, c’est le succés en Angleterre de Everything I own, de Ken Boothe.
1975 C’est la mort de Hailé Selassié, Bob chante « Jah Live » !
1976, ce sont les premiers maxis 12’’ discomix qui sortent (The Jays ?) et aussi l’état d’urgence décrété en Juin par le PNP, qui sera réélu de Justesse
1977, c’est le Two Seven Clash ! et la fin de l’état d’urgence, mais pas de la violence, car l’année d’après c’est le massacre de Green Bay.
6°) CULTURE : TWO SEVEN CLASH
SLY & REVOLUTIONARIES – Mop Head

1978, les reggaemen sont en place, le One Love Peace concert retiend toutes les attentions, on publie les premières discogrpahies reggae, le film Rockers voit le jour, le Roots est partout !
1979 Un jeune adolescent du nom de Sugar Minott chante sur des vieilles bandes studio One, ce sera la naissance du dancehall…Junjo Lawes produit un jeune du nom de Barrington Levy, créant en même temps le style Dancehall qui allait perdurer pendant toue la décennie à venir.
1980, on apprend la mort de General Echo, mais pas celle du slackness, et celle de Jacob Miller, le premier artiste roots à terminer sa carrière de façon si soudaine. Toujours la violence, les élections de cett année-là seront les plus meurtrières
1981, mort de Leonard Howell, euh pardon, de Bob Marley, enfin, c’est sur que cela a eu plus d’impact. La question se pose dans Rock’n Folk, y aura t-il une vie pour le Reggae après Bob ? La question ne se pose pas en Angleterre, elle a déjà fait son revival ska !
7°) EARLY B – HISTORY OF JAMAICA
BRIGADIER JERRY – JAMAICA JAMAICA
YELLOWMAN – JAMAICA NICE
8°) - Lord Sassafrass - Countryman

1982 : Premier live Dancehall, at the Aces. Black Uhuru font des concerts, un Live et préparent pour 83 un album pour les USA. Anthem sera le premier Grammy reggae…Quant à Yellowman, on dit qu’il sort entre 82 et 83 16 albums !
1983 : le Black Ark brûle !... On pense alors que tous les enregistrment de ce fou de Lee Perry sont partis avec... Danny Browne lui sort Rub a Dub soldier, premier tube digital,
1984 Papa Levi est le 1er artiste à avoir un hit dans la première place des charts jamaïcains avec Mi God, Mi King (Taxi). Pendant ce temps King Tubby sort le Tempo de Anthony Red Rose sur Firehouse, premier label digital.
1985 : Wayne Smith, Noel Davy and King Jammy sortent Under Mi Sleng Teng... Pendant ce temps-là en Allemagne, premier festival Summerjam avec Black Uhuru, les wailers, Dennis Brown, Manu Dibango...
09°) JAMMY’S ALL STARS – JEALOUSY FI DONE VERSION
Depuis la dévaluation de 44% en 1983 la Jamaïque s’avoue vaincue par le marasme économique, avec plus d’un ¼ de chomeurs, la hausse des prix du pétrole, Capitalism Gone Mad chante–on en Calypso… D’énormes tempètes continueront de s’abattre chaque année, jusqu’en 1988, avec l’ouragan Gilbert, entouré de tremblements de terre… et chaque année, un décés nous parvient, comme celui de Tosh, assassiné un mois après la célébration des 25 ans de l’indépendance ! Le Times titre : Dix ans perdus en un jour…
1989 Le 6/02, King Tubby est assassiné, le PNP gagne les élections, et une nouvelle Radio voit le jour, IRie FM en 1990, ce sera la seule radio dans le monde à 100% Reggae. On y entend Shabba Ranks vainqueur d’un Grammy en 91 puis 92, Buju Banton qui brule les homosexuels, et Ziggy et Inner Circle pour leur reggae innofensif… mais c’est Garnet silk qui explose en 1993, et qui meurt en Décembre 1994 . En 199(, un premier riddim dancehall de Nyabinghi arrive sur Digital B, le Kette Drum !

10°) PRESIDENT BROWN – PAST PRESENT & FUTURE
11°) DIRTSMAN – HOT THIS YEAR
REGGAE BOYS VERSION
En 1996, le Summerjam fête ses dix ans dans un nouveau lieu, Furlingen See avec BUNNY WAILER, LUCKY DUBE, THIRD WORLD, SHAGGY, TOOTS, CHAKA DEMUS, BUJU BANTON, PATO BANTON, LINTON KWESI JOHNSON, BAABA MAAL, ROCKERS HIFI, DUB WARRIORS ...
En France, il y a le Garance ; son pic de Popularité est atteint en 2000 pour sa 9ème édition, avec le 24/06 Buju Banton, Beennie Man, Horace Andy, Israël Vibration, Toots and The Maytals... à Bercy !
1998 : La France reçoit la coupe du Monde de Foot et les Reggae Boys, mais sans succès pour eux, désolé ! L’année d’après le Times élit Exodus, album du siècle, et la BBC passe « One Love » comme la meilleure chanson du millénaire !
12°) Derrick Morgan : Festival love
KING LAND VERSION

Le 18 avril 2002 PARIS IS DUBBING avec les Bush Chemists, Zion Train, Iration Steppas, Miniman an Cabaret Sauvage, préfigurent les soirées Paris Dub Club, et le travail de Musical Riot qui ouvre le Tribute à Aix seul salle de concert 100% Reggae en France.
2004 Le 4 Mai s’éteint Coxsone Dodd. Cette année-là, de nombreux concerts dans tout le pays, pour pallier à l’interdiction récente des sounds systems : Le fameux Sting detrone le Sunsplash, avec le 26 Decembre Beenie Man, Capleton, Richie Spice, Fifth Element, Chuck Fenda, Bushman, Anthony B, Assassin, , Ninja Man, Jah Mason, Chezidek and Queen Ifrika-Wayne, Turbulence, Bascom X, Kris Kelly, Mr Perfect et Fantan Mojah En France à Lezan, apparaît puis disparaît le Jah Sound Festival
En 2005 bass Culture sort en Français, comme beaucoup d’autres livres sur le Reggae. Partout dans le reste du monde, on entendra la voix du fils dans Welcome To Jam Rock, et le message s’étend jusqu’à Addis Abbeba, pour l’anniversaire de sa naissance… REGGAE INTERNATIONAL
13°) LEE PERRY – KINGSTON TOWER
14°) BUNNY WAILER – HELP US JAH JAH