mardi 27 mai 2008

Beaucoup d'entre vous ayant raté Gregory Isaacs à Marseille (la peur de voir un concert raté?), voilà ma chronique, faite très rapidement en sortant du concert... Merci à PAT, pour le partage des fichiers vidéos...
50 et quelques minutes de concert, celà peut paraître baclé, mais il reste le plus fort, quand il s'agit d'aligner les hits, et de faire bouger le public de façon ample et régulière. Avec le maestro, pas de pull up, que des tueries ! Mr Brown, Private Secretary, Love overdue, Soon forward, All I have is love, et bien entendu le "Night Nurse", que l'on ré-écoute avec surprise, en se disant qu'à l'époque, ce n'était pas plus qu'UNE des bonnes chansons qu'il chantait, et surement pas son meilleur album, Out Deh le surpassant... On savait de toute façon à quoi s'attendre, si c'était bon. Celà n'a pas raté. Par contre si celà n'avait pas été bon du tout, celà aurait pris la même tournure que les premières parties lamentables qu'ils nous ont offertes. Et la soirée eut été pourrie ! Il faut penser qu'à l'intérieur, on ne peut plus fumer, l'attente a été longue et fastidieuse. Pourquoi pas un concert à 5 euros, avec uniquement la star, plutôt que devoir se fader un mushapata brisé, que je verrais bien plus en BD, croqué par Crumb, déguisé en révolutionnaire de mes deux... Attention : Gregory nous laisse un testament royal à partager : Il ne faudrait pas que des sbires ennuyeux qui le régalent, rodent autour de lui, s'en emparent. A sa sortie de concert, il n'était plus présent, et personne n'osera contredire que ce n'est pas son public qui l'a élévé mais des substances plus chimiques ! Il avait en tout cas un sourire béàt qui fait que l'on ne peut pas lui en vouloir. On ne change pas du jour au lendemain, Greg' restera pour moi, toujours une star...

Certains d'entre vous se sont plaints de ne pas avoir eu de messages en hommage à Bob, pour l'anniversaire de sa disparition. il se trouve que la toile Web est rempli de ce genre d'infos, et que celà n'est pas tout à fait l'objectif de ce blog ! Marley restera sans doute pour tous l'icone la plus représentative du reggae, et il reste dans nos coeurs bien présents. Il est pour moi le démarreur, car j'ai connu le reggae un certain 11 Mai 1981... Depuis, de concerts en skeuds, de chroniques en interviews, je tache à chaque fois de vous faire connaître ceux qui sont restés dans l'ombre du Gong, et, malgré son importance, j'évite de le placer tel une icone divine, sur un piedestal doré : Dernièrement, Rita et sa famille essaient de gommer ce que je préférais en lui, un Rudie, un Rebel, un Upsetter (fouteur de merde), fumeur de Ganja et ministre de sa Majesté. Mais rappellons qu'à l'époque doré du reggae Roots, il fallait voir en Jamaïque la concurrence : Dans leur coeurs, les Dennis Brown, et autres Gregory Isaacs enchaînaient plus de succés que les Wailers, et arrivaient toujours à surfer sur les nouvelles modes d'alors (le Rockers, le Radics, le DJ style, le Dub...) alors que Marley regnait (seul) sur le marché international.
N'hésitez donc pas à me proposer (via mon e-mail) des noms peu connus du monde reggae, des questions pièges sur de mystérieux seconds couteaux, des besoins de savoir de sombres détails discographiques, ou de remettre un titre à une chanson,
Dans votre Top Ten REGGAE, y figure peut-être pas encore des noms comme Lackley Castell, Hugh Mundell, Leroy Brown, Ruddy Thomas, I Kong, Freddie Mc Kay, Jimmy Riley, Sylvan White, Tony Tuff, des groupes comme les Blackstones, Cultural Roots, Knowledge, les Morwells, ou des dj comme Militant Barry, sister Candy, Jah Lloyd, Jah Stone, ou Nicodeemus...